vendredi 13 janvier 2012




Ah janvier, le mois des bonnes résolutions. C’est en me disant ça, et je l’avoue aussi, en recevant de nombreux messages me demandant de mes nouvelles littéraires, que j’ai réalisé qu’il était temps de poster un message ici avant que l’on ne me porte disparu.

C’est drôle en fait. Il y a de ça plusieurs années, alors que je feuilletais des blogs pour savoir comment tout ça fonctionnait, je tombais régulièrement sur des demandes de pardon de la part de leurs auteurs. Des « désolé de vous avoir abandonné si longtemps », « je ne me sentais pas la force d’écrire quoi que ce soit », « j’ai traversé une période de surmenage ». Je me disais que quand même, il n’était pas bien difficile d’écrire quelques lignes de temps à autre.

Et voilà que c’est à mon tour de faire des excuses. Je pourrais vous dire que c’est parce que je suis parti en antarctique pour un congrès de jeunes romanciers, et qu’une fois en pleine croisière, j’ai vu un bébé phoque en train de se noyer. Que je n’ai pas hésité un seul instant pour plonger le sauver et que le choc thermique d’une eau à moins beaucoup de degrés nous a laissé, le bébé phoque et moi-même, dans un coma dont nous venons tout juste de sortir. Mais ce serait déformer la réalité… si si, juste un peu.

J’ai plus banalement eu beaucoup de travail sur d’autres projets tout aussi intéressants que les romans.

Et les livres, me direz-vous ! Ne vous inquiétez pas. Je n’ai aussi fait qu’écrire, corriger, et écrire à nouveau. On est passionné ou on ne l’est pas. Mais il est vrai que l’on sort moins facilement un livre en librairie qu’un gâteau du four (c’est une nouvelle expression que je vous encourage à utiliser le plus souvent possible).

Si vous allez sur le calendrier des parutions de la défunte maison d’édition du Calepin Jaune (http://www.editions.lecalepinjaune.com/calendrierparutionsLCJeditions.htm), vous y verrez mon nom, ainsi que le titre d’un roman dont vous n’avez jamais entendu parler. Ce projet avait mobilisé plusieurs années de travail, autant de correction… et la patience de mes plus proches amis. Au final, le roman maintes fois repris faisait près de 1 000 pages. D’après les éditeurs, c’est assez classique chez de jeunes auteurs.

Autant vous dire qu’il avait été refusé de partout et que j’avais été aux anges d’apprendre que les éditions du Calepin Jaune voulaient l’ajouter à leur catalogue. Puis la maison a fermé, et ce projet est resté sur mon ordinateur.

Mais qui aime les histoires, les héros en tout genre, sait que l’on ne peut pas étouffer une aventure qui nous a autant pris par le ventre. Je me trouvais donc devant deux options, tenter de corriger à nouveau le « pavé », ou tout reprendre depuis le début. C’est qu’entre temps, j’avais bénéficié des conseils de nombreux professionnels, de mes propres lectures, et d’un travail assidu sur mon style d’écriture. Et il y a quatre mois, chose insensée pour quiconque ayant les pieds sur terre, j’ai recommencé une fois de plus ce projet. Et ce, en le réécrivant depuis la première ligne, comme si les centaines et centaines d’heures de travail que j’avais déjà passées dessus n’avaient pas existé. Et vous savez quoi ? C’est un pur plaisir que de voir revivre ces personnages !

Mais c’est un roman en cours, me direz-vous. Pour les romans achevés (façon de parler), un tapuscrit est en ce moment même en train de se balader entre Montréal et Paris. Espérons qu’il séduise un éditeur.

Je vous disais également dans un post précédent, que je cherchais des moyens d’adapter mes romans en scénarios, qu’écrire pour l’audiovisuel m’aurait intéressé. Et bien je suis heureux de vous apprendre qu’une société de production me donne en ce moment même ma chance. Pas d’adapter Marie-Betty ou les Aventures de Johny, mais de travailler (très modestement) sur la scénarisation d’une série jeunesse bien connue de tous.

Alors pour quelqu’un qui n’a jamais fait de la scénarisation professionnelle le labeur est colossal. Il s’agit d’épisodes assez courts et donc parfaits pour un novice. Et puis on m’écoute, on m’épaule, on me soutient. Merci à ceux qui se reconnaîtront. Je ne peux malheureusement pas en dire plus pour le moment. Mais promis, dès que je le pourrais, je le ferai.

Sinon, grande nouvelle. Marie-Betty devrait être repris chez un nouvel éditeur. Une petite maison d’édition qui ne choisit qu’une poignée de romans chaque année pour les polir pareils à des bijoux, les lustrer comme de l’argenterie, et en faire des histoires incroyables. Là encore, je ne peux pas encore vous donner le nom de la maison d’édition, mais sachez que le roman sera revu de fond en comble… de quoi vous donner envie de le relire.

Un dernier point. Une rencontre par hasard dans un salon, et je me suis vu proposer d’écrire de courtes histoires pour l’un des périodiques jeunesses les plus lus en France. Je vous donnerai son nom si les histoires que je leur ai adressées retiennent leur attention.

Enfin, saisonnalité oblige, j’en profite aussi avant de vous quitter, pour vous souhaiter une nouvelle année pleine de lectures !