mardi 20 avril 2010

Du nouveau !


Avec le mois d'avril, j'ai terminé les corrections des Aventures de Johny Jane pour les Editions de la Lune. J'attends avec impatience une date officielle de sortie pour vous la communiquer.

En parallèle, j'ai aussi achevé le deuxième volet de Marie-Betty. Le livre s'appelera: Marie-Betty et le livre des contes. Je l'ai envoyé à ma maison d'édition et attends leur retour pour savoir si le projet les intéresse toujours. Je croise les doigts.

Sinon, l'une de mes nouvelles, sélectionnée par la revue AOC, a déjà reçu quelques commentaires. Je vous les livre ci-bas (ainsi que sur les autres nouvelles).

Bonne lecture! Cyril.

sur http://zordar.over-blog.com/article-aoc-15-48406423.html


" Je l'ai lu et j'ai trouvé, qu'une fois de plus c'est une excellent numéro ! J'ai particulièrement apprécié Le Train du Roi et L'Homme qui Rebondit, mais c'est chacun son gout !"




Voilà mon avis pour les nouvelles de cet AOC 15. J'ai créé un topic pour faire comme pour le 12 et le 13.


La Parenthèse verte de Hugues Dugué Voici une parenthèse bienvenue. Elle l'a n'y queue ni tête, elle ne raconte pas une histoire, mais elle fait tout de même voyager. Un voyage immobile, un voyage dans le temps, qui s'accélère, s'accélère (on pense à The Time Machine de Wells), émaillé d'éclats de réel. La chute, absurde, aurait selon moi pu être escamotée, mais ne boudons pas notre plaisir devant cette nouvelle originale et très bien écrite.


Le Train du Roi de Cyril Deydier L'histoire d'un homme perdu dans les rouages de l'administration. Le fait que son périple soit autant physique qu'administratif est une bonne trouvaille, une autre trouvaille, c'est la réaction des protagonistes, sorte de deux ex machina répété qui permet au héros d'avancer dans les wagons de ce train titanesque (chose qu'il n'aurait jamais dû pouvoir faire) et qui se retourne finalement contre lui (dans mon interprétation). Il y a aussi une vraie ambiance dans cette nouvelle : on revient à l'ère du tsar, engluée dans les rouages administratifs d'un régime figé. Mon seul bémol pour cette bonne nouvelle : le personnage principal cogite beaucoup sur ce qui lui arrive et cela ne fait pas avancer le récit (ses réflexions ne sont pas indispensables, le lecteur les fait lui-même).


Une dernière chance de Lionel Benard Je n'ai pas accroché. J'ai essayé. J'ai cherché à comprendre. Je suis revenu en arrière quand je bloquais. Mais rien à faire. L'impression qui me reste à la fin de la lecture est que je ne sais pas ce qui est vrai ou faux, qu'est-ce qui se passe avant quoi. Un beau gâchis de mots et d'idées.


Thalie des morts de Bernard Henninger Un beau texte, une belle technique narrative. Personnellement, je n'ai pas très bien compris le concept (un pêcheur qui tombe de la falaise, ça arrive souvent ?) mais je me suis laissé emporter par ce récit humaniste et plein de poésie. Je me demande juste ce que mars vient faire dans un récit aussi intimiste. Je trouve que ça ne colle pas très bien à l'ambiance générale. Mais je chipote, je chipote...


Graine de Légion Je pourrais dire beaucoup de chose de ce texte, mais je vais essayer de me cantonner à l'essentiel. Ce texte n'est pas une nouvelle. Une nouvelle raconte une histoire. Il y a un point de départ, un obstacle à surmonter par le héros et une chute. Ici, il n'y a qu'un personnage qui avance et qui traverse divers environnements. Il lui arrive aussi une mutation, si j'ai bien compris. Tout, dans ce texte, est tourné vers l'effet de style. Il y a par moment deux phrases mélangées, dont une en italique. L'auteur emploie de nombreuses phrases nominales, multiplie les accumulations et fait dans la surenchère de qualificatifs et autres adverbes, dont certains m'étaient jusque là inconnus. Le résultat est un texte bizarroïde, difficile à lire, sans cohérence autre que son foisonnement lexical, mais qui recèle tout de même une certaine originalité. La science-fiction est une littérature de recherche, d'invention constante. Ce texte peut être considéré comme un concentré de recherche stylistique, un mutant échappé d'un labo littéraire. De là à dire qu'il avait sa place dans un recueil de nouvelles, je suis dubitatif.


Je ne dis rien sur L'Homme qui rebondit, puisque c'est ma nouvelle. je serais heureux d'avoir des retours."